Avec Taï Phong
En 1975, Jean-Jacques Goldman rejoint le groupe de rock progressif Taï Phong, fondé en 1973 par les frères franco-vietnamiens Khanh Maï (guitare, chant) et Taï Sinh (basse, chant), entourés de musiciens français. Le nom du groupe, signifiant “grand vent” en vietnamien, reflète l’influence de leurs origines et de leur ambition musicale.
Goldman, alors jeune musicien issu du gospel et du folk amateur (Red Mountain Gospellers), est recruté comme guitariste et chanteur. Il participe dès cette même année à l’album Taï Phong (1975), qui mêle longues pièces progressives, climats planants et envolées vocales, porté par le succès du titre Sister Jane. Goldman ne signe pas encore les morceaux phares, mais y apporte déjà sa voix et son jeu de guitare.
Avec l’album Windows (1976), il s’implique davantage dans la composition et interprète des titres comme Games of a Lifetime. Sa sensibilité mélodique commence à se distinguer dans un univers jusque-là dominé par les structures complexes et les longues plages instrumentales.
Le troisième album, Last Flight (1979), marque une évolution vers un son plus pop-rock, moins purement progressif. Goldman y coécrit plusieurs morceaux et prend une place vocale plus importante. Toutefois, le groupe ne parvient pas à élargir significativement son public, et les tensions artistiques conduisent à son départ la même année.
Cette expérience est pourtant déterminante pour Goldman : elle lui donne une solide formation en studio et sur scène, ainsi qu’une maîtrise de la composition et du chant en anglais, compétences qu’il réinvestira pleinement dans sa carrière solo. Aujourd’hui encore, la période Taï Phong reste un chapitre fondateur pour l’artiste, et les trois albums de 1975 à 1979 sont recherchés par les amateurs de rock progressif français.
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